L’essentialisme

vérité ou absurdité ?

Je viens d’entendre un reportage sur une femme expliquant ce qu’est le féminisme pour elle, j’ai trouvé ses paroles intelligentes.

Elle expliquait qu’elle aimerait que le monde comprenne qu’être féministe ce n’est pas revendiquer uniquement le droit des femmes mais une égalité de droit entre hommes et femmes.
Dans le sens où les hommes doivent avoir le droit de ne pas chercher en permanence la performance, qu’ils ne doivent pas forcément être le pilier financier de la famille par exemple. Qu’ils peuvent communiquer leurs sentiments sans que ça soit signe de faiblesse. Qu’ils peuvent déroger aux nombreux codes sociaux qui leur sont imposés.

Et c’est vrai, je suis la première à réagir aux nombreuses choses qui me semblent inégales face aux femmes, mais je ne pense jamais au ressenti des hommes.
Je dois avouer que j’ai du mal de mettre au même niveau le droit de ne pas se faire siffler dans la rue avec le droit d’aller chez une esthéticienne quand on est un homme. Oui, bon ok, je vais dans l’extrême de la comparaison, mais tout de même.

Récemment je suis tombée sur un terme que je ne connaissais pas, l’essentialisme. Voici la définition que vous trouverez sur Wikipédia :
“Le terme « essentialisme » désigne en sociologie l’idée selon laquelle hommes et femmes sont différents par essence, c’est-à-dire selon laquelle leur nature (féminine ou masculine) détermine non seulement leur physiologie, mais dans une certaine mesure l’être et l’agir. La notion opposée est le constructionnisme.”

J’ai découvert ce terme dans le livre de Gaëlle Baldassari, «Kiffe ton Cycle» (voir la ref plus bas sous Lectures).  Le débat est sans fin puisqu’il reprend l’idée du match : innée vs acquis. Mais l’idée est intéressante.

Les hommes auraient-ils tous à la naissance les mêmes facultés qu’on accorde naturellement à la féminité ? Est-ce que notre manière d’interagir entre mammifères de sexe différent serait finalement le résultat d’une construction sociale et non pas de nature biologique ?

Flemme de lire? 

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Il y a débat.

J’adorerais avoir un retour sur ce que vous en pensez. Parce que le débat me semble vaste. Il y a déjà quelques mois, j’ai lu le livre : Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus. Lecture ultra connue conseillée à tous les couples (je confirme). Bien que rédigées dans les années 90, ces lignes fusent de réalités et aident à comprendre le sexe opposé. 

C’est donc suite à ce que j’ai appris — et ce que je continue d’apprendre — que je serais tentée de dire que nous sommes foncièrement différents. Avant tout d’un point de vue biologique, puisque nos sexes diffèrent. Certes, les quantités d’hormones influent sur les seins, les poils, le timbre de la voix, mais ce n’est pas ça qui transforme un vagin en pénis ou vis versa. Il y a quand même une histoire de chromosomes différents, ne l’oublions pas. 

Le flux d’hormone qui déferle sur les personnes subissant un cycle hormonal n’est pas une réaction à un stimulus externe étant donné que toutes les femmes ont leur cycle.

DISCLAMER : quand je dis femmes, j’inclus dans ce terme toutes les personnes ayant un cycle menstruel. J’inclus donc les personnes transgenres. Quand je dis : Toutes les femmes ont leurs règles, je parle de femmes en général. Certaines femmes n’ont pas de cycles, d’autres ont divers problèmes, j’en suite consciente. Cependant, la fluidité du texte se verrait sérieusement compromise si je devais clarifier tous les termes que j’utilise. Je suis désolée si je froisse qui ce que ce soit, ce n’est vraiment pas mon intention. 


Cette différence biologique n’exclut donc pas des différences psychologiques que nous ne sommes peut-être pas encore en mesure d’identifier de nos jours.

Certainement que plusieurs points sont exacerbés par la société, comme la douceur sous entendue pour les femmes et la rudesse pour les hommes. Mais cela reste des traits souvent liés aux caractères ou à l’éducation. Par contre, à mon sens, des choses comme la communication ou l’empathie sont des choses qui s’apprennent. Il me semble tout de même que les hommes et les femmes ne partent pas du même niveau. 

Je ne m’appuie sur absolument aucune base scientifique. Je constate juste que les nombreuses rencontres et amitiés que j’ai pu faire dans le milieu professionnel ou privé m’ont permis de découvrir des personnalités extrêmement différentes avec des passés tout autant différents. Malgré toutes ces différences, je suis toujours arrivée aux mêmes conclusions : les hommes ont des traits propres à eux, les femmes propres à elles. Sauf que voilà, indéniablement, je suis une femme blanche vivant en Suisse. Difficile d’extrapoler mon raisonnement plus loin, car trop de facteurs socioculturels changent. 

Il faudrait analyser des sujets du monde entier et faire fi de leurs différences culturelles. Sauf que voilà, notre milieu culturel participe à nous forger comme nous sommes. Voilà pourquoi une réponse dépassant le postulat est simplement impossible. 


Peut-être, en 2542, quand les humains (s’il en reste) auront tous des puces greffées qui feront un bilan en temps réel de leurs données vitales, nous seront en mesure d’aller plus loin dans cette analyse. 

Qui sait ?

Lectures

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Photo Emilie

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