Confinement 2020 : Bilan

(enfin, pour l’instant)

Dire que la pandémie de COVID-19 qui a frappé (et mis au sol) 2020 était une bonne chose, c’est sans doute aller trop loin. Mais ce serait aussi se mettre des œillères que de faire abstraction de nombreuses choses, tout de même positives, qui sont venues s’immiscer dans nos quotidiens.

Comme énormément de gens qui se sont sentis inspirés jusqu’à en écrire leurs mémoires, je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter mon avis au tas. 

Parmi la foule d’infos qui déferle sous nous yeux, voilà les points qui me sont venus à l’esprit quand je me suis demandée quelles étaient les choses qui, je l’espère, vont évoluer plus rapidement dès 2020. Le tout grâce ou à cause du COVID.

“Tout n’est qu’une question de perception, paraît-il…

Flemme de lire? 

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On commence par: Réaliser que nous ne sommes pas épanouis dans notre schéma de vie. Ouais j’y vais direct.
Je pense là surtout au monde professionnel. Que vous soyez de la team « ravi de bosser en pyjama » ou celle qui « réfléchit aux diverses options légales de bâillonner un enfant », il est fort possible que vous soyez passé par la période de « grande réflexion par rapport à votre emploi ». Et si on devait bosser comme ça pour toujours ? Finalement, les trajets, c’est vraiment plus pour moi. Ou alors… mes collègues me manquent, je ne peux pas travailler tout le temps toute seule !

L’important à mon sens, c’est d’y avoir réfléchi et de se positionner face au monde du travail. Travailler sur soi — et ça peut prendre du temps— pour savoir si on est aligné avec le truc qui nous prend le plus de temps dans une journée.

Un autre point que j’ai trouvé aussi très intéressant, c’est notre manière de nous comparer aux autres, sur les réseaux sociaux notamment.

Est-ce que je fais assez de sport, est-ce que je travaille assez, est-ce que je cuisine assez bien ? Est-ce que j’ai assez de créativité ? L’école que je donne à la maison à mes enfants est-elle assez bien pensée ?

Cette manière de s’auto mettre une pression, en permanence, peut être vraiment néfaste pour le moral. Même si on le sait, on oublie que ce qui est mis sur les réseaux sociaux est uniquement la partie qu’on désire montrer. De plus, il y a souvent une mise en scène vraiment terrible pour publier des photos correctes. Pourtant, l’authenticité a commencé à gagner du terrain et certains comptes valent la peine d’être suivis. N’oubliez pas d’unfollow les comptes qui vous mettent mal à l’aise. Même si c’est votre amie, même si vous interagissez régulièrement avec cette personne. First : votre santé mentale. Créez-vous un feed qui vous met la pêche !

Ma sélection de comptes POSITIVE VIBES!

Ensuite, il y a le rapport à l’angoisse et au doute. Il y a beaucoup de nouveaux posts, articles, et autres qui sont apparus par rapport à l’angoisse que le COVID a soulevée chez beaucoup de gens. Une angoisse déjà bien présente chez une bonne partie de la population.
J’ai trouvé intéressant de relever que ce sont des choses dont on ne discute pas forcément régulièrement, qui sont pourtant bien là. Ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas, pas qu’elles ne font pas partie de nos vies.

Il est important de faire mention de ces choses-là et de leur donner le crédit qu’elle mérite, car l’angoisse pourrait souvent être évitée si elle était partagée.

Pour les points plus positifs, la vague qui est arrivée concernant le développement personnel est du pain béni. De par cette situation, beaucoup se sont retrouvés seuls alors qu’il fuyait cet affrontement d’eux-mêmes. Ils comblaient leur vie avec énormément de choses, de gens et d’activités. Sachant que ceux qui le voulaient vraiment pouvaient sortir …

C’est pour moi quelque chose qu’on doit faire une fois dans notre vie, se retrouver seul et pas forcément par choix. Être coincé avec soi-même, faire une introspection personnelle et essayer d’évoluer en travaillant sur soi.

Je trouve que cette période a vraiment été propice à ça et j’espère en tout cas qu’un maximum de gens a pu saisir cette opportunité offerte par l’univers et qu’ils auront su en tirer quelques petites leçons.

Dans ces leçons, je soulignerais : apprendre à s’aimer. 
J’ai pensé à une intervention de Marina Rollman à la radio qui disait en faisant un facecam depuis chez elle, qu’elle n’était pas maquillée. Parce qu’elle avait remarqué pendant le confinement que quand elle croisait son reflet le matin dans la glace, elle ne se reconnaissait pas. Elle en est arriver à se dire que c’était tout de même dommage de ne pas se reconnaître au naturel.

Cette réflexion, je me l’étais déjà faite par le passé — parce que j’en ai eu l’occasion — et depuis je suis de plus en plus à l’aise avec mon image personnelle. Je pense que ça pourrait aider pas mal de monde de se faire ce genre de réflexions. Je pensais que ça venait avec l’âge, mais apparemment pas. Ce sont des situations de vie qui font qu’on en arrive à telle et telle réflexion. Certains n’y arriveront jamais.

C’est génial de pouvoir se demander si on se plaît vraiment. C’est dangereux aussi, car on retombe vite dans ces comparaisons avec les autres. 

Que ce soit dans les faux-semblants ou le naturel. On essaie de se rassurer avec des normes qui ne sont pas établies sur des êtres vivants réels, mais sur des créations virtuelles. Apprendre à s’aimer soi-même ne peut être, à mon sens, que bénéfique ! Cela reste pourtant — et, malheureusement— difficile.

Toujours dans le chemin personnel, apprendre à relativiser par rapport au COVID mais aussi à l’ensemble de la vie a permis à certains petits égocentriques de se rappeler que leur existence n’était pas plus qu’une micro trainée de poussière dans la voie lactée, une brève apparition pour la majorité des gens dans l’histoire de l’humanité. Bon ok, je suis un peu rude, mais vous saisissez le principe.

Les complotistes s’enflamment autour du coronavirus

Série d'articles du journal Le Temps sur les complotistes révélés par la pandémie.

Le déconfinement vous angoisse? Pas de panique, c'est normal!

Article du magazine suisse Fémina. Aborde le syndrome de la cabane entre autre.

Comme il n’y a jamais de juste milieu sans extrêmes, certains ont un peu trop relativisé et ont passé leur trop-plein de temps libre à tomber dans des théories du complot, histoire de se trouver une nouvelle passion. Rappelons qu’il est toujours plus simple de supporter des causes depuis derrière son écran que dans la rue avec des pancartes.

Pour ceux que la théorie du complot n’intéresse pas tant que ça, — bouhouhou on nous ment ! — ce fut l’occasion de découvrir d’autres choses, étoffer de son panel de connaissances. Utiliser ce temps “à meubler” pour découvrir des choses inattendues qui nous stimulent. Dans un contexte différent, ces genres de réflexions personnelles doivent être forcés, souvent par des événements marquants, des thérapies ou des fissures importantes de la vie. Quelle opportunité de pouvoir “bénéficier” du burn-out de la Terre ! Du moins, j’ai décidé de le voir comme ça.

Combien de temps aura-t-il fallut pour que vous sortiez le nez de votre routine ? Depuis combien d’année n’avez-vous pas réellement stoppé le rythme de votre vie ? Ne vous êtes-vous jamais dit que si vous avez autant dormi, autant « rien fait », c’était pour une raison ? Ou au contraire, si vous avez fait autant de choses, que vous n’aviez jamais eu le temps de faire jusque-là, votre temps a-t-il peut être été mal alloué jusque-là ?

Que ce soit dans le travail, mais aussi dans les sorties, les amis, la famille. Toujours faire quelque chose, toujours utiliser son temps pour ne pas “le perdre”. Et s’il y a bien une chose de précieuse à savoir, c’est que le temps n’est jamais perdu. Il se consomme différemment, mais il est rare qu’une activité, aussi agréable ou futile soit-elle, s’avère être réellement inutile. Était-ce la première fois que vous n’attendiez pas le vendredi dès le lundi matin ? Rentrer des vacances pour attendre les prochaines, enchaîner les années pour au final, attendre que la mort nous sorte de cette routine. Terrible non ? En tout cas moi, le jour où j’ai réalisé ça, c’était le début de ma prise de conscience pour finalement démissionner. 

Donc pour terminer… Il est important de prendre du recule, relativiser et accepter. Pour ma part, c’est le dernier le plus difficile. Accepter les choses comme elles sont, accepter que cette Terre ne soit pas celle de chacun de nous, de manière individuelle, mais bien celle de nous tous, ensemble d’individus formant l’humanité.

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Photo Emilie

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